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01.08.2010

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15.04.2010

Le Parisien aujourd'hui

Merci au quotidien le Parisien qui sous la plume de Marïam Guissé dans son édition du 15 avril revient sur notre intervention au Collège Anatole France se Sarcelles le 13 avril dernier.

 

887086_3b1aaca8-4818-11df-9756-001517810e22.jpegLe styliste Mohamed Dia revient dans son collège

Le styliste originaire de Sarcelles est retourné dans son ancien collège à la rencontre des élèves. Il défend l’école et regrette de l’avoir négligée durant son enfance.

 

«Entreprendre c’est possible, alors pourquoi pas moi? » Le message est lancé auprès de 28 élèves de 3e et 4e du collège Anatole-France à Sarcelles. Et qui d’autres que l’enfant de Sarcelles Mohamed Dia — créateur de la marque Dia — pour incarner un discours si positif! Mardi après-midi, ce chef d’entreprise — coqueluche de la banlieue — est retourné sur ses terres d’origine dans son ancien collège et son quartier pour rencontrer des élèves, en présence du député-maire (PS), François Pupponi.

 

« Je suis là pour vous montrer que peu importe d’où l’on vient, on peut toujours y arriver. Il faut le vouloir, travailler et sans arrêt se remettre en question », martèle le Sarcellois de 36 ans, apprêté dans un costume bleu foncé, face une assemblée totalement conquise.

Très vite, le dialogue s’installe entre Mohamed Dia et les élèves, qui suivent tous l’option « découverte professionnelle ». L’entrepreneur revient sur la création de son entreprise, ses tee-shirts Dia, portés, dans les clips de rap, « par [ses] amis du Secteur Ä », sa « médiatisation », son voyage aux Etats-Unis… ses contrats avec des rappeurs américains comme Jay-Z… « Ouah », s’extasient les collégiens. « Il gère », glisse une élève à sa camarade.« Mais le plus important, c’est l’école », insiste Mohamed Dia, tout en racontant son parcours scolaire chaotique. « A l’époque, j’étais adepte de l’école buissonnière. J’ai arrêté en 3e, je n’ai aucun diplôme. Aujourd’hui, je regrette. Si je pouvais revenir en arrière, je ferais beaucoup de choses de la même façon, sauf pour l’école, où je serais plus attentif. »

 

« Est-ce que vous embauchez? » interroge Rahima, provoquant ainsi le rire de la classe. « J’ai du mal à l’école, mais je veux créer une entreprise de stylisme modélisme et je voudrais que vous me donniez des conseils », insiste l’adolescente de 15 ans. « Passe me voir à mon bureau, on va en discuter », lui répond naturellement Mohamed Dia. Islham, elle, très bonne élève, veut monter une société en architecture. « Je n’ai pas de souci en classe. Cette rencontre m’a donné des idées sur la manière de gérer plus tard mon entreprise. C’est cool », sourit la jeune fille. A ses côtés, Tacot, 15 ans, veut « organiser des événements ». « Je veux être mon propre patron, mais je ne suis pas très bonne en cours. Je vais faire des efforts », promet-elle. « Je me dis que le gars vient du même endroit que moi et qu’il a réussi, alors pourquoi pas moi? Il a raison, ce n’est pas un handicap d’être de Sarcelles, il faut que je m’en serve. Moi, je veux évoluer dans l’informatique, les jeux vidéo… » sourit Ousmane.

 

Autant de projets qui étonnent agréablement Philippe Hayat, président de l’association 100000 Entrepreneurs, à l’initiative de cette rencontre. « Ce sont des élèves motivés, qui pour la plupart veulent déjà devenir entrepreneurs et dans des domaines bien précis. » Le rendez-vous s’est achevé, dans la bonne humeur, autour d’un goûter et d’une séance d’autographes. Les élèves sont repartis plus motivés que jamais.

voir l'article sur le site du Parisien

14.04.2010

Violence à l'école : mon humble avis...

La violence dans nos écoles a toujours existé. Mes années collège - je ne suis pas allé jusqu'au lycée - ne sont pas loin et je sais que les faits de violence développés dans nos éditions de 20h ne sont pas nés hier.

Ces faits, plus ou moins graves, qui vont de l'injure aux incivilités en passant par les actes de violence gratuite, les tabassages, etc., qui heurtent à répétition l'opinion publique, n'en demeurent pas moins insupportables. Ils appellent plusieurs remarques.

Tout d'abord, si ces événements malheureux sont une réalité, ce ne sont que des faits divers qui ne valent que par le crédit médiatique qu'on leur accorde. Je suis persuadé que sur les 10 dernières années si vous souhaitez mettre chaque jour un fait divers dramatique à la Une qui ait eu lieu en milieu scolaire, vous devez être en mesure de le faire. La gravité ou le nombre de ces phénomènes est-elle en augmentation ? C'est possible et sans doute probable. L'école autrefois sanctuarisée n'échappe plus au monde extérieur. L'école est le reflet du monde extérieur...

Alors où trouver des solutions ?

J'entends certains dire : il faut supprimer les allocations aux parents qui n'assument pas leur mission d'éducation. Qu'il me soit permis de penser que ce n'est pas en ajoutant aux difficultés matérielles de cellules familiales déjà fragilisées que l'on pourra résoudre un problème - sauf à retirer la garde de ces enfants à leurs parents, à les placer sous tutelle, dans des établissements appropriés (pensions adaptées et de petit format), établissements qui à ma connaissance font défaut aujourd'hui...

Je pense en revanche qu'il est difficile de demander à l'école de tout assumer. L'école, c'est l'instruction pour tous. Pas l'éducation qui doit et reste la mission des parents. Le problème, c'est qu'à trop charger la barque de l'école, on lui demande aujourd'hui d'assumer les deux missions. Pourtant, enseigner n'est pas éduquer. De bons parents ne sont pas nécessairement de bons enseignants. Inversement, de bons enseignants ne peuvent être dans un cadre scolaire des parents bis. L'école doit fonctionner avec les parents, en synergie avec eux.

J'entends également des appels pour que l'on construise "l'école du respect". D'accord. Qui peut être opposé à cette idée de bon sens ? Mais dans ce cas, demandons d'abord du respect pour les enseignants dont l'autorité doit être soutenue, défendue bec et ongle. Je suis chagrinée de voir que bien souvent lorsqu'un différend surgit entre un élève et un enseignant, la hiérarchie scolaire comme les parents prennent le parti de l'élève avant de soutenir l'enseignant. C'est consternant. Dans des quartiers où toutes les autorités sont contestées, le corps professoral doit recevoir un soutien sans faille de toutes et tous - à commencer par celui des parents et de la hiérarchie scolaire. On veut sanctuariser l'école ? Que l'on commence par sanctuariser le corps enseignant...

Parce que oui, le respect s'inculque dans de petits gestes, enseignés dès le plus jeune âge. Les élèves devraient par exemple se lever quand l'instituteur entre en cours. Par respect, pour témoigner d'une attention, pour se placer mentalement dans une attitude d'écoute...

Et quel adulte dans un cadre familial ou professionnel accepterait-il de se retrouver potentiellement mis en accusation par ses pairs parce qu'il a souhaité affirmer une autorité légitime devant un enfant ou un adolescent. Le respect, ça commence avec l'obéissance. J'ai trop désobéi dans ma vie et les parenthèses d'encadrement dont j'ai bénéficié m'ont été précieuses.

Parlons également des rythmes scolaires. Je ne suis pas un expert en la matière mais selon le rapport "Regards sur l’Education 2007" de l’Organisation de Coopération et de de Développement Economiques, entre 7 et 14 ans, un élève français passe 1h45 de plus par jour en cours qu’en Finlande par exemple, un pays considéré par beaucoup comme un modèle de la réussite scolaire.

Dans le même ordre d'idée, dans la plupart des pays européens, les élèves de primaire fréquentent l'école de 5 à 6 jours par semaine contre 4 en France. Et le nombre d'heure en primaire est plus élevé dans les pays latins 800 dans les pays latins contre 600h/ an dans les pays scandinaves...

Il existe aussi des différences importantes dans le nombre de jours de classe par an. Ainsi, la France est l'un des pays où ce nombre est le plus bas (180 jours/an, pour près de 200 en Allemagne, Grande-Bretagne, Danemark, Italie).

Des journées plus longues et seulement 3 heures de (cours de) sport par semaine en primaire... Qui peut croire que des enfants y trouvent leur équilibre ? Le sport c'est aussi est le parent pauvre de l’école. La place du corps pourtant est fondamentale. C’est à travers lui que l’enfant ressent le monde, qu’il y trouve sa place. L’équilibre du corps conditionne le psychique. S’il est bien dans sa peau, il est ouvert au monde.

Dans ce contexte, devinez dans quel milieu on s'en sort le mieux ? Où les apprentissages de base, qui permettent de construire le langage, la pensée et la canalisation de la violence, sont-ils les plus facilement intégrés ?

On doit revenir à de vrais questions comme la lutte contre l'illétrisme.

Tant que nous ne serons pas capables de mettre en place un système qui ne produise pas des échecs sans appel, des sorties de route sans filet de secours. Tant que nous ne saurons pas occuper des jeunes et leur construire des parcours de réussite, qui leur permette de ne pas passer 15 ans à s'interroger sur leur avenir, nous n'avancerons pas. La violence naît d'abord du désoeuvrement et du manque d'estime de soi. Elle se construit sur l'instinct grégaire de jeunes qui sont "désorientés" au sens propre comme figuré, déboussolés, plongés dans une spirale de l'échec et de la déconstruction.

Soyons bien clairs, où va un élève qui échoue au primaire, au collège, au lycée... Où cela conduit-il ? Ces parcours d'échecs fabriquent de la violence.

Alors lutter contre la violence à l'école - cessons de parler de "violence scolaire" - avec des caméras, des portiques de sécurité, etc. pourquoi pas ? On préviendra quelques situations critiques, intimidera certains, facilitera le travail de la police qui pourra sans doute identifier et arrêter quelques fauteurs de troubles de plus.. Cela rassurera quelques parents, inquiétera d'autres qui constateront que cette politique est l'aveu de son propre échec... Mais résoudre le problème avec ça : certainement pas.

Non, je rejoins Luc Ferry : il faut permettre à nos enfants et adolescents, quel que soit leur âge, de réussir quelque chose. En sport ou en math, en Français ou éducation manuelle, en faisant passer des diplômes de secourisme ou en se mobilisant pour Haïti... Ce qui est important quand on veut lutter contre la violence à l'école, c'est de placer des jeunes en position de se sentir en construction positive, en perpective, en mode projet. J'ai été un délinquant. J'ai volé, je suis allé en prison... J'ai arrêté mes conneries quand j'ai compris que je pouvais aider ma mère à payer les factures, où je suis passé de l'inoccupation aux petits boulots. Ce jour là, j'ai retrouvé ma fierté - y compris dans le regard de mes proches - et je me suis donné les moyens de pouvoir construire.

 

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De g. à dr. Philippe Hayat et les élèves du collège Anatole France à Sarcelles

C'est ce discours que j'ai tenu hier - à peu de choses près, sans fierté aucune, avec même un certain repentir - aux jeunes de mon ancien collège Anatole France de Sarcelles. Je souhaitais leur transmettre, aux côtés de Philippe Hayat, l'énergique président de l'association 100 000 Entrepreneurs, la culture d'entreprendre et la force de se prendre en main. Ils nous ont offert une grande écoute et posé des questions très pertinentes. Avant de les quitter, nous les avons à notre tour interrogé : qui pense qu'il pourrait créer son entreprise un jour ? Ils ont presque tous levé la main...

Alors, vous qui lisez cette note, vous souhaitez vous aussi lutter contre la violence à l'école ? 100 000 Entrepreneurs n'est pas LA réponse, mais fait indubitablement déjà partie de la solution.

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Plus d'info :
+ Le site officiel de 100 000 Entrepreneurs.
+ Le blog de 100 000 Entrepreneurs.

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Remerciements.
+ Au Principal du Collège Anatole France, M. Mercy pour son accueil chaleureux.
+ A notre partenaire HP grâce auquel nous avons remis à l'issue de cette intervention :
- Un ordinateur ultraportable HP Pavilion dv2, qui pourra être utilisé pour des besoins spécifiques des élèves ou des enseignants
- Deux PC fixes HP Pavilion m9000 avec leur écran pour équipement des salles scolaires.
Je ne doute pas qu'avec des élèves aussi motivés et un corps enseignant aussi dévoué à sa mission, ces postes informatiques sauront trouver leur utilité.

13.04.2010

Une journée particulière au Collège Anatole France

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09.04.2010

C'est décidé, je retourne au collège ...avec 100000 Entrepreneurs

Connaissez-vous l'association 100 000 Entrepreneurs ?

Pour nombre d'entrepreneurs, une intervention dans le cadre de 100 000 entrepreneurs est une opportunité de revenir faire quelques pas dans les couloirs des établissements qu'ils ont pu fréquenter pendant leur adolescence. Ce sera le cas pour moi le 13 avril prochain puisque j'interviendrai dans mon ancien collège Anatole France de Sarcelles aux côtés de Philippe Hayat, Président de 100 000 Entrepreneurs - dont il est le co-fondateur avec le Club Horizons - dont je vous reparlerai sans doute également prochainement.

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Dans un format traditionnel, cette intervention et cet échange de plus de 2 heures permettra aux jeunes collégiens de s'interroger sur la réussite, la création d'entreprise, les difficultés et joies de la création d'entreprise, la prise de risque, les opportunités qui s'offrent à eux, etc.

Cet échange - en présence de François Pupponi, Député Maire de Sarcelles - sera également l'opportunité pour moi de répondre aux questions de ces jeunes parmi lesquelles... J’ai une idée de projet… A qui en parler ? Vaut-il mieux se lancer seul ou à deux ? Vers quels types d’études et de diplômes se tourner pour entreprendre ? Qu’est-ce qui a été plus facile que prévu dans mon parcours d'entrepreneur ? Qu’est-ce qui a été plus difficile que prévu ? Comment est-ce que votre projet a modifié vos relations avec vos amis d’autrefois ? Quel est le plus gros obstacle que vous ayez réussi à surmonter ? Quelle est la plus grosse erreur que vous ayez commise ? Etc.

L'objet de cette séance est de laisser sur cette interrogation : entreprendre, c'est possible; alors pourquoi pas moi ? ...Et par là, de transmettre à ces jeunes la culture d'entreprendre !

Je remercie en tout cas 100 000 Entrepreneurs de son invitation et serai ravi d'accompagner cette association dans les années à venir. Je vous invite du reste à visiter son site et à rejoindre cette association dans l'action : http://www.100000entrepreneurs.com/

Retour sur cette intervention très bientôt sur ce blog avec une note dédiée... A suivre.

 

17.03.2010

Stade Sup

Un grand bravo à l'association Stade Sup et à Bernard Lama pour leur action. Cette association, très active, aide les jeunes à avoir accès à la découverte de leur avenir grâce à la présence de professionnels. Je suis ravi d'avoir eu la possibilité de me joindre à eux.
Je vous invite à vous rendre sur le blog de l'association en cliquant ICI.
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...en compagnie de mon ami Bernard Lama
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...avec Jean-Pierre Paoli

19.01.2010

Aider Haïti

7 jours ont passé depuis le tremblement de terre à Haïti. Les secours s'organisent mais l'immensité de la catastrophe (on parle toujours de 75000 morts et 250000 blessés) nécessite toujours, peut-être plus que jamais, notre aide. Je vous propose un lien vers la Fondation de Wyclef Jean *, avec lequel j'ai lancé Refugees by Dia. Il suffit de cliquer...

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Et pour celles et ceux qui souhaitent passer par une aide internationale française, je vous recommande également la Fondation de France qui a monté une opération dédiée.

* Je vous proposerai pendant quelques semaines un lien permanent ci-contre en colonne de droite vers cette fondation.